jeudi 29 novembre 2007

Centres de Gestion Agréés : enfin une réalité au Burkina !

Les CGA en questions




Qu'est-ce qu'un CGA ?, quel est son objet ?




La loi n°50/98/AN du 20 novembre 1998 en son article 14, alinéa II disque que : « Le Centre de Gestion Agréé est un organisme à caractère associatif conformément aux dispositions de la Loi N° 10/92/ADP du 15 décembre 1992, portant liberté d'Association, dont l'objet est d'apporter à ses adhérents une assistance en matière de gestion, de fiscalité, de tenue d'une comptabilité et de formation. A cet effet, il élabore notamment pour le compte de ses adhérents les états financiers annuels et les déclarations fiscales et sociales.




D'où venons-nous ? (une courte histoire)




  • 28 novembre 1997 : Directive UEMOA n° 04/97/CM/UEMOA du 28 novembre 1997 portant adoption d'un régime juridique des CGA dans les Etats membres ;
  • 20 novembre 1998 : la loi de finance pour l'exécution du budget de l'Etat-gestion 1999 par son article 14 institue les centres de gestion agréés au Burkina Faso et ce pour compter du 1er janvier 1999 ;
  • 21 septembre 2004 : Réunion du comité de pilotage pour la mise en place des Centres de Gestion Agréés
  • 24 avril 2007 : décret n° 2007-216/PRES/PM/MFB du 24 avril 2007 portant modalités d'agrément, d'administration et de fonctionnement de Centres de gestion agréé
  • Mai 2007: Mise en place du CGA de Ouagadougou par la Chambre de commerce
  • 21 Novembre 2007 : Mise en place du CGA de Bobo-Dioulasso par la Chambre de Commerce

Qui peut en créer ?

  • une chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture ou une chambre de métiers

  • une organisation professionnelle légalement constituée de commerçants, d'industriels, d'artisans ou d'agriculteurs;

  • des membres de l'ordre des experts comptables et comptables agréés.
Qui peut y adhérer ?


  • Toute personne physique ayant la qualité de commerçant, d'industriel, d'artisan ou d'agriculteur et relevant du régime simplifié d'imposition (RSI);

Quel est le bénéfice d'une adhésion ?

  • Assistance multiforme en gestion, comptabilité, fiscalité, sociale
  • Vérification au moins une fois par an des procédures comptables du centre
  • Vérification par un expert-comptable du respect des lois et règlements, mais aussi de la conformité des procédures comptables du centre avec les usages et pratiques de la profession en la matière ;
  • Les adhérents des CGA bénéficient d'avantages fiscaux spécifiques :

    • Assistance technique de l'administration fiscale par la mise à disposition de correspondants de grade inspecteur,
    • bénéfice d'une réduction de 30% de l'impôt sur le bénéfice (article 28)
    • bénéfice d'une réduction de 50% de l'impôt minimum forfaitaire sur les professions industrielles et commerciales (article 46)
    • bénéfice d'un abattement de 20 % sur les sommes et avantages alloués aux nationaux lors du calcul de la taxe patronale et d'apprentissage (article 193)

Quelle structure de gestion ?

  • Le CGA est administré par une Assemblée Générale et un Conseil d'Administration. Le Conseil d'Administration nomme le Président et le Directeur du CGA.

Près de dix (10) ans se sont écoulés depuis la directive UEMOA pour que les 1ers centres agréés voient le jour. Il faut espérer que ces centres rencontrent une adhésion conséquente à la mesure de l'ambition qui leur est prêtée…

Bienvenue aux Centres de Gestion Agréés, vivement que les adhésions commencent et bon vent !





lundi 19 novembre 2007

Audit (LPro A)

Bonjour!
Ce weekend, les contributions en licence professionnelle-audit de l'ISFP ont été menées à bon port avec la fin du module "évaluation du risque lié au contrôle"
Bon courage aux participants pour la suite de leur formation!

jeudi 15 novembre 2007

FAQ: Combien coûte réellement un salarié à un patron Burkinabè?

Que coûte, pour un patron installé au BURKINA, un salarié déclaré conformément aux lois et règlements en vigueur?
Cette question, s'il n'a aucune pertinence pour l'essentiel des entreprises du secteur formel, taraude nombre d'entrepreneurs du secteur informel qui de peur des coûts non maîtrisés y relatifs et des corollaires législatifs entourant l'embauche et le licenciement, font travailler leurs employés "au noir"
La caricature suivante évalue d'une manière rapide et synthétique la masse salariale auquel l'employeur fera fasse.
Imaginons un salarier rémunéré à F/CFA 100 de salaire brute, y compris les différentes indemnités de transport, de responsabilité...
Nous supposerons par ailleurs que l'employeur n'est pas adhérent d'un centre de gestion agréés (de création effective trop récente)
La masse salariale réelle à la charge de l'employeur hypothétique sera:
Patron de nationalité Burkinabé
Salaire Brute (A) = 100
Cotisation sociale (B) : 16% x (A) = 16
Taxe patronale et d'apprentissage (C): 4% x (A) = 4
_______________________________________
Masse salariale = 120
Patron de nationalité Étrangère
Salaire Brute (A)=100
Cotisation sociale (B): 16% x (A)= 16
Taxe patronale et d'apprentissage (C): 8% x (A)= 8
_______________________________________
Masse salariale = 124
Nous espérons donc que les employeurs encore hésitant pourront se faire maintenant une idée précise de ce que leur coûtera la mise en conformité de leurs pratiques avec les lois et réglementations en vigueur.
Bibliographie
La Tribune des entrepreneurs, n°7 d'octobre 2007
LOI N° 033-2004/AN PORTANT CODE DU TRAVAIL AU BURKINA FASO
LOI N° 015-2006/AN PORTANT RÉGIME DE SÉCURITÉ SOCIALE APPLICABLE AUX TRAVAILLEURS SALARIES ET ASSIMILES AU BURKINA FASO. (JO n°29 du 20 juillet 2006)

lundi 12 novembre 2007

Audit (LPro A)



Bonjour, avec retard je vous informe que la 3ème intervention en Licence Pro audit sur l'audit a eu effectivement lieu il y a deux week-end de cela (3-4/11/07)
Désolé de ce retard dans l'information!
La dernière contribution académique pour cette LPro A est prévue pour les 16 et 17/11/07.
A bientôt...

lundi 29 octobre 2007

Audit (Lpro A)

Bonjour!
Dernière nouvelles des contributions académiques, le cours magistral relatif au module "méthodologie de l'audit et comportement de l'auditeur" a été correctement finalisé ce weekend (27-28/10/07) et les exercices d'application ont correctement démarrés.
Le cours d'audit LPro Audit se déroule donc selon le programme préétabli, sans anicroches.
La contribution continue...

jeudi 25 octobre 2007

Code de déontologie de l'ONECCA-Burkina

Afin de se conformer à la législation communautaire et dans le sens d'une meilleure organisation et réglementation de la profession d'auditeur, de commissaires aux comptes, d'expert-comptables et comptables agrées, une nouvelle loi portant création de l'Ordre des Expert-Comptables et Comptables agrées a été adopté par l'Assemblée Nationale le 20 décembre 2005 (réf. 048-2005/AN)
Le décret d'application de cette loi a été adoptée le 08 juin 2007 sous la référence n°2007-366/PRES/PM/MFB.
Quid du code des devoirs professionnels et du règlement intérieur de l'ONECCA?
Le code des devoirs professionnels et le règlement intérieur ont été adoptés par l'Assemblée Générale des 11 et 25/04/1998
Une mise à jour rapide de ces documents de base de la profession est donc attendu afin d'éviter les incohérences, anachronismes et contradictions éventuelles entre les textes de base.
Bon courage à la commission chargée de la relecture de ces documents!

Un soutien de taille pour les grands réseaux de cabinet d'audit de France?

On se rappelle encore qu'à la suite du décret Décret n° 2005-1412 du 16 novembre 2005 portant approbation du code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes en France, les grands réseaux de cabinet d'audit (KPMG, ERNST & YOUNG, DELOITTE ET ASSOCIES, GRANT THORNTON, PRICEWATERHOUSECOOPERS) avaient demandé (décembre 2005) au Conseil d'Etat l'annulation et la suspension d'urgence du dit décret.
Les griefs des cabinets portaient sur l'article 29-3 du code sur le délai de viduité et les articles 24 et 25 sur les incompatibilités notamment les aspects liés au règles de séparation des missions de conseils et d'assurance exécutées par les membres de réseaux pour le compte de clients et parties liées.
Le conseil d'Etat avait rejeté la requête des cabinet 26/01/06 et renvoyer de par ce fait à exprimer leurs propositions d'amendements au nouveau code de déontologie dans le cadre du groupe de suivi par la chancellerie chargé d'étudier les ré aménagements possibles au code.

Les grands cabinets avaient alors commencé à se séparer de leurs branches conseils organisées sous forme d'entités autonomes. Mouvement qui a ensuite été stoppe et s'en est suivi un nouveau rapprochement entre les premiers et leurs sociétés de conseils (juridiques, fiscales...)

Par la suite, par une décision du 24 mars 2006, l'Assemblée du contentieux du Conseil d'Etat, saisie par lesdits cabinets de commissaires aux comptes, a rejeté les critiques de fond dirigées contre le code de déontologie lui-même, mais jugé que le décret du 16 novembre 2005 approuvant ce dernier était illégal faute d'avoir prévu des mesures transitoires pour son application aux contrats en cours. Une indemnisation à titre de dédommagement à verser par l'Etat à même été consentie aux cabinets demandeurs.

Un soutien de taille vient appuyer aujourd'hui la position des grands cabinets sur le code de déontologie.
En effet, la Commission Européenne demande depuis le 17/10/2007 à la France de lever les obstacles à la prestations de services par les réseaux de cabinet d'audit.
Le code de déontologie français n'a donc pas fini sa mue et les changements incessants dans la réglementation de la profession ne manqueront pas de ré dynamiser la concurrence dans le secteur de l'audit.

Cependant une modification du code dans le sens souhaité par les grands réseaux permet-elle l'émergence et le développement de nouveaux réseaux? Ne nuit-elle pas aux efforts consentis pour augmenter la concurrence dans le secteur et lutter contre la trop grande concentration (par exemple co-commissariat...)?
Affaire à suivre...

Article 24 : http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnArticleDeCode?code=CDCOMCP0.rcv&art=29)
Article 25:
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnArticleDeCode?code=CDCOMCP0.rcv&art=24
Décision du 26/01/06: http://www.lexinter.net/JPTXT4/JP2005/code_de_deontologie_des_commissaires_aux_comptes.htm
Décision du 24/03/06: http://www.conseil-etat.fr/ce/jurispd/index_ac_ld0618.shtml
Demande CE: http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/07/1520&type=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr

4ème édition compétition de Golf ETY